13 septembre 2015

Bonne rentrée – mal rentré

Indomptable existence qui vous réserve toujours l’inattendu bouleversant, celui qui fait exploser les artificielles certitudes. Un rien, un indice bénin, et puis d’un coup de massue l’impensable, l’inénarrable dimension.

Quand serre la gorge face à l’impossible pourtant là, au sein de ce qu’on a de plus cher, il reste à affronter ensemble ce mal redoutable… La rentrée 2015 s’annonçait si douce, dans la plénitude atteinte et perpétuée, que l’organique choc sidère, pétrifie même, avant que l'on puisse digérer cette nouvelle phase imposée de l’intérieur, au plus intime de ce qui nous constitue.

L’insécable union triomphera du fléau aux germes malsains. Croire à la puissance affective pour contrer une coriace attaque nommément cataclysmique et ravageuse.

04 septembre 2015

Le petit dormeur du sable

A la manière d'un certain "dormeur du val"...

Vois cette plage de fin d’été qui libère
Son écume sonore aux vagues partitions
Jouées ; ce rivage, caressé par la mer,
S’étend : décor aux estivales dimensions.

Un tout petit, contre le sable, si joufflu,
A son visage léché par la Grande Bleue,
L’âge d’improviser un château farfelu
Avec des coquillages sur ses tours, morbleu !

Aux pieds, il porte des souliers de petit d’homme,
Au corps une tenue rouge-peau-bleue nous somme
D’entonner une berceuse pour ce minois.

Le petiot ne boit plus les embruns qui s’animent ;
Il gît, menottes retournées qui me lancinent,
Pétrifié, les yeux clos, enfin l’âme en émoi.

septembre 2015

Alan Kurdi (2012-2015)