Dire au risque de se contredire, ne se convertir à rien.

14 mai 2015

Booba, le bourge mal rappé


Il en a pris un coup dans le caisson et les gonades mal testostéronées le bestiau ès expectorations… 2004, les pecs bandés contre la Camarde, il se vantait : « On sait pas jouer à part avec le feu » ! Onze piges carbonisées et le 92 tonnes de barbaque rabougrit son détournement de truisme à l’insipide lieu commun pour excuser les charognes Kouachi-Coulibaly que les vers doivent finir de becqueter : « Quand on joue avec le feu, on se brûle. » Et c’est avec ce néant cucul la praline qu’il affole réseaux et médias. Booba le bourge conformiste aurait fait enrager Léon Bloy : « Je rêve parfois d’un Samson moderne qui mettrait le feu au derrière de trois cents bourgeois et les lâcherait au milieu des autres. » (Exégèse des lieux communs).
Réponse du bourge Booba : restituer la bonne taille aux bijoux...
Dans son bac à sable, il sacque à tour de bras gonflés et crâne pour emplir ses bourses de liquide puant. Son argent schlingue la jute et la chatte des mères obsède ce branque primaire sans doute frustré de n’avoir pu fourrer la moule maternelle.

Le bourge fat « encule l’Etat » mais lèche au fond l’anus de son prophète qu’on ne doit surtout pas croquer, sinon pan !pan ! Charlie ! L’univers du bougre : une porcherie de fric, des trous de balle en chair et en crosse, des femelles à bourrer… A trente-huit berges il pratique encore le concours de bites entre ados boutonneux qui mâchouillent leur smegma s’irritant que leur pendante merveille ne soit pas un os : braquemart braqué sur le cul de ces « putes » dont dépend sa virilité en bandoulière.

Le coquet à casquette chie sur l’hexagone, mais s’amollit à Miami. Sa hantise ? retomber « à l’Opel » et ne plus pouvoir mépriser les échoués qui n’ont pas l’oseille à hauteur de Ferrari lamborghinisée. Un bourge bidonnant, je vous le dis. Et certains exégètes ont osé rapprocher la pauvre prose du rappeur encrassé de l’explosive virée célinienne ou de l’Ombilic des limbes incandescent. Visez la tronche : « Bad boy évite la cellule, les filles évitez la cellulite » ! Il en reste à racler ? « Nique sa mère, même une sexagénaire ». A savourer : le bourge ordurier se dit musulman, mais NON pratiquant… normal ! Bien trop accaparé par ses inopportunes postures râpeuses.


Cadeau pour sa méditation d’après pituite : « (…) le feu est, en même temps, un mot banal et une réalité des plus mystérieuses, et quand il est annoncé, que ce soit à voix basse ou par la clameur désespérée des tocsins, on dirait que c’est lui qui joue avec l’homme, tant il affole du pressentiment divin les plus lamentables imbéciles ! » (Léon Bloy, entrepreneur de démolitions).

23 mars 2015

Ferment fragmenté

Sur la berge, comme une désagrégation, sans rien à accrocher. Rester loin des archaïsmes religieux qui empuantissent cette société démantibulée. Un semblant de pouvoir national, un gâchis européen, un peuple qui pourrait s’en remettre au pire, à ce qui entretiendrait une pré-guerre civile. (11 février)

Réduire à l’extrême l’illusoire relation sociale, ballet des vanités, disharmonie criarde. (11 février)

L’infection islamiste gagne du terrain en Afrique, catalysant quelques milliers d’âmes perdues pour l’absurde et criminel sacrifice. Encore aujourd’hui une mère témoigne sur la transformation progressive de son fils inoffensif en kamikaze illuminé pour Daech. Désespoir et désarroi profonds de cette maman qui n’a rien pu faire pour contrer cet endoctrinement mortifère. Nos cieux désidéologisés incitent d’autant plus ceux qui aspirent à l’engagement fanatisé à choisir l’islamisme radical. (20 février)

Dangereuse position d’un artiste de la jeune génération qui estime que notre droit d’expression est une liberté « qui n’est pas non négociable ». Pour être plus limpide : il défend une censure relative pour cause de contexte tendu. L’esprit de Montoire rampe à nouveau : il faudrait pactiser avec les salauds de barbares… Cette capitulation des consciences, si elle devait se généraliser, traduirait la victoire des terroristes islamistes. Un mois après avoir été passionnément Charlie, certains réclament l’eau tiède. Pitoyable (1er mars)

Les Merah, Coulibaly, Kouachi, comme autant d’ordures neutralisées, dont il faudrait montrer les charognes et non les bouilles réjouies de l’époque où ils trompaient leur univers. Qu’a-t-on à foutre de revoir les images de Merah souriant d’une frime si banalement primaire au volant de sa caisse à chaque fois qu’on l’évoque ? (1er mars)

Minable détournement financier des attachés parlementaires payés par l’Union européenne et que le Front national utiliserait pour ses propres besoins. La mauvaise foi enfarinée du sbire Philippot revendique que ce personnel œuvre contre l’U.E. Comme un avant-goût de ce qui deviendrait un mode de fonctionnement à la tête de l’Etat si la Bassine sans peine et son troupeau mariné accédaient au pouvoir. Un aplomb éhonté même lorsqu’on leur trempe la truffe dans leurs besoins lâchés au mauvais endroit. (11 mars)

Hommage à la charismatique Florence Arthaud qui avait tant de fois tutoyé la mort sur les eaux et que les airs via un hélicoptère ont fait sombrer. (11 mars)

Le Sarkozy comme une irritante mécanique pavlovienne, le Valls aux raideurs approximatives dans la verbalisation et dont les envolées ressemblent à de l’excavation improvisée, le Hollande dans la béatitude affichée, sans souffle mobilisateur mais adepte de la synthèse optimiste, et la Marine pour parachever la cour des fléaux : du néant programmatique aux coups de menton qui se voudraient détermination crédible, la Bassine aux angles extrêmes se rêve irrésistible dans l’arène du pouvoir. Aucun souffle fondateur, aucun sens de l’histoire, aucune projection véritable… du carriérisme aux semelles usées.

Entre des nations dépassées et une Europe insatisfaisante, nos modèles d’organisation collective s’épuisent dans un système démocratique en panne, avec de moins en moins d’écho chez les citoyens. (17 mars)

15 janvier 2015

Libère tes dépressions religieuses !

Des rassemblements dignes et impressionnants ? Parfait ! Des cérémonies solennelles ? Sans fausse note ! Une classe politique consensuelle sur les principes vitaux de notre République ? Exemplaire ! Un nouveau numéro de Charlie Hebdo alliant émotion et irrévérence ? La meilleure formule attendue !

La réaction d’Etats et d’individus à cette couverture, magistral pied-de-nez aux terroristes qui se revendiquaient musulmans ? Lamentable ! N’auraient-ils toujours pas compris la teneur de notre soubassement civilisationnel ? Plus certainement, ils l’ont tellement en rejet que même une tuerie barbare n’entraîne aucune évolution doctrinale chez eux. Du dogme en triple couches comme autant de crasse dans le cerveau.
Résister aux diktats terroristes implique le contraire de ce qu’ils escomptent : de l’humour qui ne soit pas à l’eau tiède et qui ne ménage pas cette idéologie religieuse, d’autant plus lorsqu’elle sert de prétexte au massacre.


Certes, plus de quatre millions de personnes ont fait corps pour défendre l’expression libre, mais cet élan ne doit pas nous assoupir et laisser croire au ralliement généralisé. Les partisans de la plongée dans le formol d’une outrance dite blasphématoire sont loin d’être une variable marginale. Comme le regretté Charb les y invitait : qu’ils se moquent, à leur tour, des athées, avec les plus féroces traits de crayon et déliés de stylo, mais qu’ils abandonnent cette sourde complaisance pour ceux qui vomissent notre esprit des Lumières et voudraient émasculer notre sens de la dérision.

10 janvier 2015

En marche, citoyens !

En marche, citoyens !
Charlie, nous soutenons !
Manifestons !
Nos stylos purs
Dessinent nos opinions !


A 45 ans, je prendrai part pour la première fois à une manifestation publique, plus adepte, jusqu'à présent, de l'indignation scripturale et individuelle.

Ces trois derniers jours, c'est notre forme même de vie, l'héritage premier de notre siècle des Lumières que ces terroristes illuminés ont voulu charcuter. Porter ces valeurs vitales et compter nos rangs pour incarner l'inaltérable liberté d'expression,

Hommage à toutes les victimes, pensée affective à leurs proches.


07 janvier 2015

Allah ! Pan ! Pan ! Sang de Charlie…

Presque 40 ans après le "Papa Tango Charly" de Mort Shuman, voilà le nihiliste Allah ! Pan ! Pan ! Sang de Charlie... Hebdo.



Depuis le Onze Septembre 2001, je n’avais jamais suivi en boucle France Info entre deux déplacements, mais aujourd’hui l’effroi est vraiment trop fort.

J’écoutais en début de matinée l’écrivain Houellebecq sur sa troublante Soumission et la bascule sidérante opéra quelques heures plus tard. Le douillet début 2015 n’aura même pas tenu une semaine. Fin des confiseries, début de la Terreur clandestine, ciblée ou aveugle, obscurantiste dans tous les cas. Ces innommables ont assassiné de talentueuses incarnations de la liberté d’expression pour se venger d’efficaces caricatures.
La résistance à cette peste pseudo religieuse doit s’imposer plus que jamais. Tous avec Charlie désormais quotidiennement dans nos esprits. L’adorable Cabu qui laisse orphelin son Grand Duduche, le mordant Wolinski et son trait rapide, et toutes les autres victimes ne doivent pas être tombés dans ce combat pour que nous capitulions.
Dernier dessin de Charb
Ces lâches intégristes, ces « connards », pour citer Jean Plantu, courent toujours… De notre côté, pour reprendre le titre du, j’espère, non-prophétique Houellebecq, pas de soumission, aucune, jamais !


04 janvier 2015

Bébé Rom à la mayonnaise opportuniste

Indigestion. C’est à celui qui fera le plus entendre son dégoût, dont le tweet fessera le plus rudement le cul communal de Champlan. Voilà donc une localité tellement pétrie de xénophobie qu’elle refuse de polluer la terre de son cimetière avec la dépouille d’un nourrisson Rom…

Oui, juridiquement le maire pouvait refuser cette inhumation, mais la tempête médiatique a ses critères moraux implacables. Dans le cas cracra d’espèce la négation par le premier magistrat de la commune d’avoir pris une telle décision est étouffée par le brouhaha indigné, suiviste et disproportionné. Avec d’autres usages sociaux la vox médiatique l’aurait déjà pendu haut et court laissant son cadavre se faire becqueter par les charognards voraces.

Le Premier ministre Valls occupe la place d’honneur dans le courroux opportuniste sur cette affaire. Il donne l’impression de surjouer l’effarement comme pour compenser sa politique macronisée, déviance insupportable pour le flanc crypto-socialiste de sa majorité branlante.



Alors doit-on désormais considérer qu’un cadavre de nationalité étrangère est au-dessus du droit ? La bien-pensance fait montre d’une générosité exacerbée tant que cela n’affecte pas son propre confort. Allons au bout de la logique transpirante : retirons aux maires ce pouvoir d’appréciation et confions aux préfets la gestion mortuaire, dans la bonne tradition jacobine française. Macchabées, vos papiers !

01 janvier 2015

Premier ensoleillement

A Marie & Laurent

Prendre la plume pour remercier ces amis avec qui j’ai vu naître 2015. Chaleureuse tablée pour des instants de bonheur simple qui réordonnent sainement la hiérarchie des choses : entre ce qui compte à partager et ce qui encombre l’existence.


Ecrire la plénitude ressentie au petit déjeuner ensoleillé d’un premier janvier serein, régénéré. Échanger sur les vraies priorités à cultiver, sur les affections à entretenir sans rabougrir ses élans, sans économiser ces instants de précieuse vie laquelle, sans coup férir, peut s’interrompre, laissant ceux qui restent avec le sentiment de n’avoir pas assez multiplié les moments dédiés à la complicité d’évidence.

Résolution de publier ici de plus fréquents ressentis, dans des domaines plus personnels, et de ne jamais minorer les parenthèses enchantées.


A cette douceur première, donc…