Dire au risque de se contredire, ne se convertir à rien.

13 mai 2012

Ruine de la Grèce en kit


Ah ! ces berges reposantes pour laisser de côté les sujets obsessionnels des derniers mois politiques. L’astre au zénith, quelques épidermes de belle courbure qui dorent, les scintillements du fleuve : la sérénité me gagne. Pourtant, le chaos grec n’est pas loin.

Des cales pour y crever en vaines révoltes. Chacun râle avec son bulletin incendiaire pour urnes inflammables. Europe écartelée : des membres contraints à la dénudation morbide. Ne subsistent que d’hideuses extrémités : l’une avide de liquide sans solide projet qui rassure les prêteurs ; l’autre dressée pour l’archaïque tyrannie brune. Du néo dur à stériliser dans l’œuf. Le molosse s’accroît et la raison trépasse.

Les courants rhodaniens animent ce fleuve, mais ne peuvent emporter les folies du temps. Que se fracassent tous les plans au gré des consultations électorales. Les Grecs veulent une démocratie de pleine application alors que la souveraineté réelle du pays a disparu. Exigences inconciliables.
Faut-il prendre au mot ceux qui repoussent les accords, solder les comptes et stopper les aides ou s’acharner à soutenir, quitte à risquer une plus lourde chute ? L’ébullition irrigue ces contrées en peine de solution assimilable. Planche de salut ou billot terminal : le choix se fait à l’aveugle, guidé par les éclats des braillards.

Après l’aspiration des rayons, je calme les braises au River Boat via un Monaco. L’autre rive plonge déjà dans l’ombre. Les difficultés pour le législatif d’accoucher d’un gouvernement rappellent l’époque d’une République souffreteuse dans l’hexagone. Au tour de la nation antique ruinée de s’y épuiser. Le seul mouvement laissé à l’écart des conciliabules, c’est la Daube foirée du nazisme hellénique. On trouvera toujours un exégète pour minorer la responsabilité de son électorat, mais cela n’expliquera pas ce qui a permis à un tel mouvement de présenter à des élections nationales des crapules grossièrement gammées.

A trop compter sur la sagesse des peuples pour réagir à la tourmente économique, l’Europe des petits pas va se prendre de douloureux coups de boutoir dans les fondements.

7 commentaires:

@lice a dit…

joliment dit.

Anonyme a dit…

La lourdeur de votre style est heureusement au diapason de l'imprécision de votre syntaxe !

Loïc Decrauze a dit…

Voilà résumée toute la palette des ressentis. Démarche révélatrice : le compliment est assumé, la critique est anonyme... Dis donc l'anonyme, tu peux les lister les imprécisions syntaxiques, ça m'amuserait de les justifier.

Pierre a dit…

Bye bye... Cinq minutes de lecture très intéressée, l'espoir de découvrir un blog intelligent et réellement "non panurgiste", si j'ai bien compris... et puis ceci : "Le seul mouvement laissé à l’écart des conciliabules, c’est la Daube foirée du nazisme hellénique".... et là on comprend tout de suite que le gentil Monsieur ne se documente pas, survole l'information et s'écoute lui-même... Adieu Monsieur Mouton !

Loïc Decrauze a dit…

Ravi que vous ne soyez pas resté Monsieur l'Autruche. Votre penchant à n'applaudir que lorsqu'on va dans votre sens est révélateur. Pour tenter de vous soigner, plongez-vous jusqu'au cortex dans cet article: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-aube-doree-ces-neo-nazis-qui-entrent-au-parlement-grec_1112130.html. Sans doute l'invention d'un sale journaliste à la solde de...

Loïc Decrauze a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Loïc Decrauze a dit…

Comme pour conforter ma position, les images du jour confirment, si besoin il en était, le caractère primaire des membres de ce parti : http://www.slate.fr/lien/57349/grece-gifles-aube-doree-ilias-kassidiaris. Mais Monsieur l'Autruche aura toujours à y redire, certainement !