31 juillet 2016

Etat de droit pour terrorisme de travers

Les daechiottes ont déféqué sur notre saison estivale.
26 juillet 2016 : attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray
Le panorama des attentats commis en France depuis un an et demi édifie sur la visée globale et nihiliste des daechiures : la liberté d’expression, notamment contre toutes les religions, l’insouciance jouissive d’une vie festive, l’intégration exemplaire de la communauté juive, la sphère professionnelle de proximité, les lieux touristiques et nos racines religieuses. Liste ouverte malheureusement.
14 juillet 2016 : attentat à Nice
L’initiative des Niçois de couvrir d’ordures le lieu où le daechien s’est fait refroidir m’a ravi. Dès novembre 2015, j’avais illustré avec des photos de monceaux de poubelles ma dénonciation de l’embellissement visuel dont bénéficiaient les raclures de Daech via les chaînes d’information.
13 juin 2016 : attentat à Magnanville
Si nous sommes en guerre, comme le rabâchent les gouvernants, les actes doivent être à la hauteur de l’expression choisie. La tétanisation du pouvoir risque d’attiser la radicalisation des réactions collectives, voire des représailles à l’aveugle. Pasqua avait trouvé la formule adéquate, « terroriser les terroristes » : aujourd’hui il nous faut charcuter les daechiens de l’intérieur.
13 novembre 2015 : attentat à Saint-Denis
L’instinct de survie ne peut tolérer cette menace rampante qui pèse sur les actes anodins de nos existences. Certes, un ennemi doit se traiter dans le cadre de l’état de droit, mais celui-ci doit pouvoir s’adapter au contexte nouveau. Tout comme la Constitution possède son article 16, notre cadre juridique doit assouplir ses bornes sous peine de mettre en danger de mort ses citoyens. Il existe une hiérarchie des normes ; établissons une pyramide des libertés à la lueur sordide de notre vécu national récent : celle de vivre en sécurité vitale me semble la plus fondamentale, car d’elle dépendent toutes les autres. Que peut-on exprimer, posséder, revendiquer si le premier daechien assigné à résidence peut vous trancher la gorge et se repaître de votre cadavre ?
13 novembre 2015 : attentats à Paris
Et qu’on ne me serve pas le premier des truismes de l’époque : « le risque zéro n’existe pas » ! comme une façon, pour ceux en charge de notre sécurité, de se disculper préventivement des carences, gourdes, négligences fautives… On le sait bien que la perfection n’est pas de cette planète, mais à quoi sert de le rappeler ? Il vaudrait mieux clamer : nous tendons de toutes nos forces vers le risque nul et nous nous en donnons les moyens !
26 juin 2015 : attentat à Saint-Quentin-Fallavier
Surpopulation carcérale nous dit-on aussi. On fait bien des baraquements d’urgence pour les réfugiés. Que ne montre-t-on la même volonté à faire garder par l’armée (le temps de former le personnel nécessaire) tous les radicaux susceptibles de passer à l’acte ? Que le référé pénal soit établi pour tous les fichés S en lien avec cet intégrisme et que l’on purge ainsi notre territoire de cette gangrène daechienne
9 janvier 2015 : attentat à Paris
A force d’attendre le passage à l’acte pour que la justice puisse s’affirmer ou que le daechien soit éliminé après qu’il ait commis ses assassinats, on désespère une population prête à se venger elle-même. En refusant de doper l’arsenal réactif ou en ne le faisant qu’à trop petits pas, l’Etat fait le lit d’une guerre civile larvée, par à-coups sanglants.

8 janvier 2015 : attentat à Montrouge
Il est encore temps… car tout ne va pas très bien, Monsieur le Président !
7 janvier 2015 : attentat à Paris contre Charlie Hebdo

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