Dire au risque de se contredire, ne se convertir à rien.

27 octobre 2012

Petites frappes clandestines


Certaines scories à prétention humaine voudraient bien que je sois affecté par leurs crottes anonymes… Raté ! Cela ne fait qu’endurcir mon féroce mépris pour ces vagues commentateurs sans l’once d’un argument. Le groin maintenu dans ce qui s’écoule de leur fondement malade, c’est à peu près la seule utilité de ces lâches inconsistances.

Je devine leurs frustrations, leur amertume revancharde, la bien triste musique du faux-semblant qu’ils fantasment engagement. Ils singent la fulmination, oubliant la vase qui clapote au fond de leurs pas très saines embouchures. Du rebut répugnant, du quasi rien à finir d’écraser… par distraction.

Au cours de mes jeunes années, je suivais les peu reluisantes pérégrinations des « Innommables », personnages de BD qui avaient la fraîcheur d’amuser par le grotesque d’horreurs assumées. Des caractères exemplaires comparés aux immondes non identifiables qui vessent sur la toile.

Chacun dans son coin, moi le premier, excelle dans la critique de personnalités médiatisées. Elles ont au moins le courage de ne pas se dissimuler, au contraire de la majorité de ceux qui s’excitent aux inassumés signes assassins. De la petite frappe sur clavier, sur écran ou sur tablette pour de l’indigente tentative d’attaque. Branlette honteuse du cortex en service minimum : lot des corbeaux pelés du Net.

Je songe aux dernières amabilités reçues, survolées avant d’être supprimées : leur auteur très très bas n’aura eu pour tout lecteur attentif que la souris cracra de son ordi ronflant dans un vilain salon !
Avis d’encombrants à évacuer au plus vite.


4 commentaires:

Randy78160 a dit…

Si ce site est si bien et si intéressant, pourquoi allez en faire la promotion dans les commentaires d'un article parlant du suicide d'un adolescent ?!
Répugnant…

Loïc Decrauze a dit…

Voilà une parfaite illustration de ce qui me met en rogne. Un pseudo qui balance un commentaire inepte et insultant.
Alors, anonyme Randy, éclairons votre lanterne et mettons en perspective la profondeur de votre réflexion.
Tout d’abord votre curieux rapport de causalité : si un site est « bien et intéressant » il ne faut surtout pas l’ébruiter, en informer, le proposer à la lecture. Incongruité du raisonnement.
Ensuite vous prétendez que j’en aurais fait la pure et gratuite promotion sous cet article. J’ai mis un lien, en effet, qui renvoie à un texte particulier (http://pamphletaire.blogspot.fr/2012/10/petites-frappes-clandestines.html) et non au blog tout entier. Rapprocher deux phénomènes qui ont tout à voir en quoi est-ce « répugnant » ? Il faudrait donc s’interdire toute réflexion, toute écriture, toute référence dès que le fait sur lequel on s’exprime impose, selon vos critères, le silence intégral. Quelle perspective évoluée !
Enfin, jaugez un peu l’incohérence de votre indignation : moi je ne gagne pas un centime sur mes textes et sur mes blogs ; en revanche le vrai commerce autour de ce dramatique fait divers ne vous fait pas lever un cil. Le journaliste qui écrit sur ce fait, n’est-il pas rémunéré pour cela ? Le site du journal qui publie ce fait ne fait-il pas paraître des publicités sur la même page ? Vous-même, ne participez-vous pas à ce système en venant visiter ce site commercial et en lisant l’article du journaliste ? Vais-je me permettre pour cela de vous traiter d’obscène voyeur et de raclure abjecte ?
Un peu d’intelligence, je vous prie !

Anonyme a dit…

Je decouvre votre blog et je prend du plaisir à vous lire, aussi je trouve dommage que vous supprimiez certains commentaires, aussi médiocres ou injurieux soient-ils Un bon pamphlet fait réagir et ce qu'il provoque chez les lecteurs fait partie intégrante de cette forme d'expression. Je préférerais que vous laissiez vos écrits faire leurs chemins. (anonyme car sans site)

Loïc Decrauze a dit…

Je n'ai que très rarement supprimé des commentaires, mais je vous donne raison...